De 1635 aux années 1650, la population de la Martinique est principalement formée de blancs, habitants et leurs serviteurs "alloués", "engagés (wiki)", ou "Trente six mois". Il n'est pas rare de trouver sur les habitations, où se plante le "petun" ou tabac, ne nécessitant pas une importante main d'oeuvre, plus "d'engagés" que d'esclaves. La traite n'est alors pas très développée et souvent clandestine.
À partir de 1650 le développement des sucreries, entraîne l'arrivée massive de main d'd'oeuvre esclave, des îles du cap vert, de l'ouest africain, de Guinée et des côtes d'Angola. Au début, la traite est effectuée quasi clandestinement par des français, mais surtout principalement par des navires négriers hollandais qui, basés à Curaçao, avaient amené en peu de temps, à la Martinique et à la Guadeloupe, environ 1.300 africains.
La traite est alors principalement hollandaise. La Hollande est un petit pays dont la flotte, vers 1660, est largement supérieure aux flottes françaises et anglaises cumulées. Colbert s'est préoccupé de cette situation. La guerre avec la Hollande, à partir de 1672, et le retour de la Martinique sous l'autorité royale après liquidation de la Compagnie Seigneur Propriétaire de la Martinique vont changer cette situation.