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Le marronnage au XVII° siècle

Mais comme l'écrit le Père Dutertre un chroniqueur "à mesure que le nombre de ces esclaves accroissait dans la Martinique pour la consolation et la richesse des habitants, celui des marrons, c'est-à-dire fugitifs, s'augmentait tous les jours pour les affliger".

 

Du Tertre estime le nombre des marrons à 3 ou 400 vers 1660. L'un d'eux, "un puissant Nègre d'une mine martiale et d'une grandeur fort extraordinaire" était considéré comme leur chef, et marronnait depuis au moins deux ans. Ayant appartenu à Fabulet, un habitant du Prêcheur on l'appelait de ce fait Francisque Fabulet. À la fin de 1665, Francisque Fabulet sous promesse de sa liberté s'est rendu, a ramené 8 à 10 marrons puis est resté au service du Gouverneur Clodoré jusqu'en 71 où, accusé de vol et de tentative collective de marronage, il sera condamné aux galères.

 

Ces marrons vivaient dans les bois "par pelotons de 25 à 30". Armés seulement "de méchants arcs et de quelques flèches, ils descendaient hardiment la nuit dans les cases un peu écartées et y pillaient particulièrement des armes, des munitions et des vivres". Ils n'avaient "encore tué personne dans l'Isle". Des primes sont offertes pour leur capture.

 

 

 

 

 

 

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