Durant le long règne de Louis XIV et le non moins long règne de Louis XV, l'esclavage est devenu dominant à la Martinique, et le recours à la traite est massif pour assurer le renouvellement de la population esclave et son accroissement. Cette population a un taux de croissance naturel négatif dû à la forte mortalité qui la frappe. La traite est devenue une activité massive et très lucrative.
Quelques chroniqueurs nous ont laissé d'importants travaux sur la traite, comme, Le Chevalier Des Marchais, sur les côtes d'Afrique à Juda ou aux pays des Ardres vers 1725, son ouvrage sera publié par le fameux Père Labat (wiki). On y trouve des cartes assez remarquables pour l'époque qui permettent de mieux situer les lieux et les populations d'origine de la traite sur les côtes africaines.
On connaît aujourd'hui assez bien l'importance de la traite négrière française au XVIII° siècle par l'immense travail inachevé de Jean Mettas, "Répertoire des expéditions négrières françaises au XVIII° siècle" édité par son ami Serge Daguet et la Société Française d'histoire d'Outre-Mer - Paris 1978.
Il a dénombré et dépouillé de 1708 à 1793, 3343 expéditions négrières françaises. Sur ce siècle, il a dénombré 459 expéditions négrières destinées à la Martinique.